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La Salsa pour les nuls – Salsa : la danse

18 juillet 2012 - Salsa pour les nuls

Diversité | Points communs | Différences | Styles

Diversité

Tout d’abord, il n’y a pas une, mais plusieurs façons de danser la Salsa. Le titre de cette page devrait donc être: « Salsa: leS danseS ».

Pourquoi ? Sans nul doute parce que chaque région du monde où elle est dansée y a mis son grain de sel.

Egalement, parce que contrairement à la musique, qui, elle, voyage via les ondes radios, les disques, etc, la façon de danser de certaines régions du monde n’a que très récemment, via des vidéos, ou des professeurs de danse qui voyagent, été diffusée dans le monde entier.

En écoutant la musique, chacun a donc, à l’origine, « bricolé » une façon de la danser. D’ou des styles de danse très différents.

Points communs

Malgré cela, entre toutes les façons de danser, on peut dégager deux points communs:

– La Salsa se danse généralement en couple;

– Dans tous les styles, on fait, dans le pas de base, trois pas sur trois temps de la mesure, puis on « saute » ou on tape un temps, et l’on reproduit symétriquement la même chose sur la mesure suivante, avant de retourner à la case départ.
Différences

A partir de là, d’une région du monde à une autre, tout le reste est variable, à savoir:

– Le temps sur lequel on commence le pas;
– Le temps que l’on « saute » ou tape;
– Le temps sur lequel on fait son « break », autrement dit sur lequel on change de direction;
– Les déplacements par rapport à son/sa partenaire;
– Les figures que l’on fait en couple;
– La façon de faire tourner sa partenaire;
– Les postures, le style, enfin, tout le reste.
Styles

On peut cependant distinguer un certain nombre de styles, qui ne sont pas à interpréter comme quelque chose de fixe ou de doctrinal, mais plutôt comme un ensemble de caractéristiques qui sont communes à la façon de danser d’une région donnée, et à la façon dont la Salsa y est enseignée, le cas échéant. Des exceptions seront toujours là pour confirmer la règle, et en aucun cas les descriptions ci-après ne doivent être perçues comme des vérités absolues.

Lorsqu’il est spécifié qu’un style se danse « sur le 1 » ou « sur le 2 », il s’agit du temps de la mesure sur lequel on fait son « break », autrement dit celui sur lequel on change de direction.
Le style Casino, appelé en France « Salsa cubaine ». Se danse généralement sur le « 1 » ou le « 3 » . Forte composante « afro », nombreuses passes complexes, largement codifiées afin de pouvoir les exécuter dans une rueda. La danseuse se déplace constamment autour du danseur, de façon circulaire, y compris en tournant.
Le style new-yorkais, ou Mambo. Se danse généralement sur le « 2 », ce qui est également appellé « danser à contretemps » (bailar a contratiempo), ce qui est un abus de langage, puisque le « 2 » n’est pas un contretemps mais un temps faible. Nombreux jeux de pieds, également appelés shines, déplacements plutôt sur un axe, nombreuses passes et tours multiples. La danseuse tourne généralement sur place.
Le style de Los Angeles. Se danse généralement sur le « 1 ». Nombreuses passes, tours multiples, et figures acrobatiques. De façon générale, tant dans le style que dans les figures et jeux de pieds, tout tend vers le spectaculaire et le « flashy ». Les déplacements sont similaires au Mambo, mais certaines variantes intègrent des éléments de Casino voire de salsa colombienne.
Le style colombien. Se danse généralement sur le « 1 » ou sur le « 3 ». Très peu de passes, se danse souvent pegaito, c’est à dire très près de son/sa partenaire, souvent avec des jeux de jambes, mais en restant toujours en couple. Il convient de rajouter que les façons de danser varient en fonction des régions de Colombie (il suffit de comparer la façon de danser d’un Caleño et d’un Barranquillero… rien à voir!), et qu’en spectacle, certains danseurs colombiens executent des passes spectaculaires, renversés, etc… cependent ce n’est pas le cas dans la danse « sociale ».

Remarque: en France, on parle souvent de « Salsa cubaine » et de « Salsa portoricaine ».

Dans le premier cas, il s’agit d’un synonyme pour le Casino; dans le deuxième cas, il s’agit d’un nom générique pour le Mambo et le style de Los Angeles.

Ces appellations sont, selon moi, quelque peu erronées: en effet, si le Casino est bien la façon de danser des jeunes cubains, les danseurs cubains de la génération précédente, en particulier ceux de la province d’Oriente, dansent généralement un style que l’on qualifirait sans hésitation, en France, de « portoricain ». De la même façon, si les portoricains dansent, ou du moins enseignent à un niveau académique, un style se rapprochant du Mambo, avec une touche plus afro’ et généralement des passes beaucoup moins complexes et moins nombreuses qu’en Mambo new-yorkais, leur manière de danser ne constitue qu’une des composantes de ce que l’on appelle, dans nos latitudes, la « portoricaine ».

Dire « cubaine » et « portoricaine », c’est donc dans le meilleur des cas, très réducteur, et dans le pire, tout simplement faux..

Néanmoins, l’usage étant, dans le langage, plus fort que la raison, nous utiliserons ces termes pour faciliter la compréhension de la part des lecteurs français.